>Chapitre3<
-Vent d'ailleurs,
Efface ma terreur ou ma fureur
Emmène du bonheur en mon coeur
Emporte avec toi mon chagrin,
Et croise dans tes brises mon destin-
Aujourd'hui il fait chaud. J'entends plus les oiseaux. Dans ma bouteille, il n'y a plus d'eau.
Nous avons beau être dans un taxi, le soleil est un traître. Coincés dans le traffic intense de la ville d'Hambourg, il nous darde abondamment.
Trente minutes que nous sommes assises ici à attendre la débouchée de ce bouchon. [vise le jeu de mots xD]. Vingt minutes que j'ai reçu ce message. Un quart d'heure que Kara parle sans qu'aucun son ne me parvienne.
Je suis fatiguée, lasse, indécise... Mais qu'est c'que je fous là?
Mon coeur manquait un battement sur deux et j'avais un peu de mal à respirer. Mais je ne pleurais pas! Non, je ne pleurerai pas pour un idiot.
Cet idiot en question avait une idée bien précise de l'amour.
-Loin des yeux, loin du coeur-
En l'occurrence, je suis loin de lui alors il éloigne son coeur du mien. Une belle brune lui passe sous le nez qu'il se jette dessus...
Je regardai par la fenêtre tout ces couples allemands... Ils ont l'air heureux et moi je suis là à me demander si je ferai pas mieux de devenir lesbienne [xD]. Harassant! Que c'est harassant de voir des gens heureux quand on ne l'est pas soi-même!
Je dis quoi là, moi? Hum... Les garçons me font perdre la tête... Je dis n'importe quoi...
Je reportai mon regard sur Kara. Elle continuait de parler. J'en vins à me demander si elle arrivait à respirer en même temps. Cette idée ralluma une petite étincelle de bonheur en mon
coeur et je me mis à rire devant une Kara un peu éberluée. Puis elle haussa les épaules et retourna à ses affaires.
Elle était là, assise sur la banquette rongée de ce vieux taxi, un cahier sur ses genoux, un livre ouvert dans ses mains. Elle perfectionnait son allemand. Elle parlait, elle parlait...
Toute seule. Je n'arrivais pas à l'écouter. Elle répétait chaque phrase jusqu'à la prononcer sans aucun accent. Elle releva la tête un sourire aux lèvres et un flot de paroles jaillit de sa bouche, flot dont je n'ai rien retenu.
Quand elle vit une perle brillée au coin de mon oeil.
Elle eut une mine affolée et s'approcha plus prés de moi. Voyant que je ne répondais pas à ces questions, elle ne persista pas. Moi, je restais figée, incapable de bouger. Si je le faisais, je craquerai et je le sais.
Je ne craquerai pas! J'ai versé une larme pour ce beau crétin et je n'en lâcherai pas d'autres.
Elle m'arracha alors mon portable des mains et prit le temps de lire le message que je n'avais pas eu la force d'effacer.
Je crus distinguer qu'elle se perdait en excuse. Elle n'avait pas à le faire, ce n'était pas de sa faute. La prochaine fois, je choisirai mieux mon Jules...
Elle continua de parler, ajoutant à ses paroles des gestes. Elle me tapota l'épaule mais je ne pus en supporter davantage.
Je me jetai dans ses bras et lâchai enfin mes sentiments, torrent dévalant mes joues, effaçant le maquillage, le masque derrière lequelje me cache. J'ai beau dire être forte, je ne peux pas cacher que les ruptures avec les garçons chez moi sont bien douloureuses à mes yeux.
Le chauffeur nous signala notre arrivée.
Le taxi s'était arrêté devant la façade immense d'un hotel de luxe. Quand nos parents nous envoient en voyage ce n'est pas pour rien... je sortis de mon coté en adressant un début de sourire à ma rivale et me glissai jusqu'aux portes dorées. Mais elle m'agrippa la manche et me demanda quelque chose.
Un mot, un seul arriva de sa bouche à mes oreilles. Ils résonnaient encore en une symphonie de coeur.
-Tokio Hotel-
-Tokio Hotel-
-Tokio Hotel-
Sans savoir le reste de la phrase, je compris. Je lui répondis par un sourire et filai à l'accueil prendre ma clé.
Ce soir, Kara m'emmenait avec elle voir les Tokio hotel en concert!
Je pris l'ascenseur en hâte et déboulai dans ma chambre en me débarrassant de mon sac.
Je n'avais rien pris d'autre à part mon sac. J'avais finalement laissé ma grosse valise dans ma chambre et opté pour une toute autre solution: celle de prendre le strict minimum et de tout acheter sur place.
Pas de prise de tête.
Un bruit m'indiqua que Kara venait de prendre la chambre d'à coté. Nous sommes amies certes, mais on se connait encore trop peu pour faire chambre partagée...
Je sortis mon bloc note de mon sac ainsi qu'une plume à encre et un encrier et posai délicatement le tout sur le bureau fourni par l'hotel. Je n'avais pas accès à mon blog pour faire des mises à jour mais je pouvais m'avancer dans mes chapitres...
Quand ce n'est pas par ordi, je n'écris qu'avec MA plume. Elle me donne toute l'inspiration nécessaire. Hors de questions d'utiliser ces stylos bic tellement... communs...
En une seconde je fus prête à écrire.
Écrire pour que parte la tristesse. Pleurer pour que revienne la liesse. Ainsi va ma vie. Une larme naît de ma détresse et une autre salue le bonheur revenu... Mes lèvres et mes larmes se manifestent. Et toujours présente, plume agile, telle une fée, efface, trace, trace, efface la longue destinée de mon héroïne aimant aveuglément le guitariste d'un groupe que je vénère...
Mon histoire est le reflet de ma vie... Ou peut être le remède. Elle épanche les excès d'un bonheur insolent et crie pour mieux oublier les affres d'une vie insensée. De ma vie...
Les allés et retours dans le couloir ne me perturbaient en rien. Je m'étais bien avancée et c'est satisfaite que je rangeai ma plume et mon encrier en sûreté dans mon sac.
Soudain, Kara rentra dans ma chambre sans frapper.
>Kara< Haï! Je viens de recevoir un coup de fil!!!!
>Haïley< c'est qui, Le président? xD Ahem, pardon, le chancelier? xD xD
>Kara< Aha... Je vois que tu t'es remise de ta petite crise de tout à l'heure...
>Haïley< Plus que tout! La perspective de voir les TH sur scène tout à l'heure ma revigorer!
>Kara< Justement! Je suis partie manger sans toi à midi... J'ai vu que t'allais mal donc j'ai cru que tu pourrais rien avaler...
>Haïley< Bin? Il est quelle heure là?
>Kara< 18h32...
>Haïley< J'ai écris toute la journée?
>Kara< T'as écrit? Aha! Tu chômes pas! Moi j'ai déjà deux chapitres d'avance =D!
>Haïley< Ouais ça m'intéresse --'... Alors c'est quoi ce coup de fil?
>Kara< J'y viens! Donc j'ai mangé et l'accueil m'a appelé en me disant que j'avais un coup de fil. J'ai répondu et l'homme à l'autre bout du fil m'a demandé mon numéro de portable. J'ai bien sûr refuser mais quand il m'a dit pourquoi je lui ai tout de suite donné!
>Haïley< Pourquoi?
>Kara< Il m'a rappelé après et il m'a dit que deux personnes avaient été prévenus de notre arrivée à Hambourg et désireraient nous parler... C'est au sujet de nos histoires!!
>Haïley< Des fans? On les voit où ces fans?
>Kara< Je sais pas si ce sont des fans mais en tout cas on les voit ce soir au concert des TH!
>Haïley< Et c'est des personnes importantes pour que tu fasses autant de grabuges autour de ça? Des éditeurs? Ils veulent mettre nos histoires en livres? =D
>Kara< C'est Bill et Tom Kaulitz!!!!!
Mon coeur manqua encore un battement.
Le soleil se couche déjà. Nous allons partir dans un quart d'heure voir notre groupe préféré. Et ils connaissent nos histoires et aimeraient nous voir... Journée si mal commencée et si bien terminée...
Aujourd'hui il a fait chaud.
-startulip-
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Nous sommes dans le taxi, une chaleur étouffante nous assaille. Je tourne les yeux vers le soleil et lui fait un clin d'oeil. Peut-être nous voit-il... peut être bien en effet... Je prends mon bloc note et regarde les mots que j'y ai inscrit dans l'avion. Après ces 12 heures d'avions, je n'étais même pas fatiguée, la perspective d'enfin les voir ce soir était bien plus forte que les besoins de mon corps. Je me met a réciter les phrases les plus élémentaires d'allemand... jusqu'a ce qu'on ne perçoive plus mon accent... jusqu'a presque parler comme une allemande.
Soudain, je me tourne vers Hai, j'ai bien vu que depuis tout à l'heure elle ne semble pas aller très bien. Mais je me dis qu'il s'agit sans doute d'un effet du voyage... Mais lorsque je vois une larme perler dans son oeil, je m'inquiète réellement et me jette pratiquement sur elle. Je prend son téléphone qu'elle tient comme une bouée de sauvetage et lis ce qui y est inscrit... aussitôt je me confonds en excuses et lui dit qu'elle ne doit pas être triste a cause de cela... que bien d'autre personnes sont comme elle en se moment et que bien d'autre personnes ont besoin d'elle. Elle fond complètement en larmes et se jette dans mes bras. Je la serre tout contre moi et me dit que notre amitié a pour l'instant tenue malgré le fait que nous nous parlons enfin en face... Le chauffeur nous indique que nous sommes arrivées. Je le remercie et lui verse un généreux pourboire. Il me fait un grand sourire et nous entrons dans l'hôtel. Le plus luxueux que j'avais pu trouver... je ne fais jamais les choses a moitié. D'ailleurs, je suis traversée par une idée et dit a Hailey que je l'invite a venir avec moi au concert.... son sourire me réconforte. Pour moi non plus il n'a pas été facile de quitter le pays... je suis très routinière et se qui m'inquiète le plus dans ce voyage s'est sûrement de ne pouvoir m'adaptée. Je prend la clé de ma chambre et laisse Hailey a sa solitude, il me semble qu'elle en a besoin. Je ne demande pas mais je sais déjà ce qu'elle va faire. Elle va écrire. Parce qu'écrire est la seule façon qu'on les écrivains de s'isoler du monde... tout le monde est seul lorsqu'il écrit. Moi? Je décide d'abord de dormir mais cela m'est impossible... alors je regarde ma montre et constate qu'il est déjà plus de midi... comment le temps a t'il fait pour passer aussi vite? Je l'ignore mais a quoi bon se poser des questions? J'enlève mon manteau... et après mettre recoiffée, je sors de la chambre. Je fais d'abord un pas vers la chambre de Hai puis renonce. Cela ne sert a rien, elle ne mangera rien, je le sais, je le sens, c'est comme sa. J'ai un bon instinct.
J'entre dans le restaurant. Tout les regards se tournent vers moi et je prend peur d'un coup. Pourquoi me fixe t'on comme sa? Puis je me rend comte que ce n'est pas moi que l'on fixe mais plutôt le mannequin qui est entré en même temps que moi. Je pousse un soupire de soulagement inaudible et m'assoit a une table en attendant qu'un serveur daigne me remarquer. Je commence a plongé dans mes pensées... la suite de mon histoire s'inscrit dans chaque partie de mon corps, la suite ne doit pas décevoir les lecteurs... elle doit les émouvoir et leur donner envie de revenir... leur donner l'envie de me permettre d'enfin remporter la victoire sur Hai. Soudain, un groupe de filles s'avancent vers moi en chuchotant... elles ont l'air vachement intimidées... Elles se postent devant ma table et l'une des filles est poussée vers moi par sa camarade. Je les regarde, intriguée, que me veulent elles?
Elle: Bon... bonjour.
Je lui fait un magnifique sourire et elle pique un fard avant de demander d'une traite:
Elle:
Mesamiesetmoivoulionssavoirsivousétiezbienkara.
Je hausse un sourcil et éclate de rire, elles ont l'air déçue... elles s'apprêtent a repartir lorsque je leur dit:
Kara: Je suis Kara.
Elles se tournent vers moi d'un seul coup, me faisant sursauter, dans leur yeux brillent des étoiles... sa me fait un peu peur d'un coup là. Dans le groupe de fille, celle qui m'a adressé la parole se tourne vers une autre de ses amies et lui dit d'un ton de reproche:
Elle: Je t'avais bien dit que j'avais vu sa photo sur le net!
Je tressaille, ainsi ce sont des fans, j'en rougis je leur fait signe de s'asseoir a ma table et les quatre filles partent aussitôt a la recherche de chaises libres. Celle qui m'a parler revient en premier et se présente:
Elle: Je m'appelle Kris, je suis votre histoire depuis le début je vous laisse souvent des commentaires.
J'hoche la tête, en effet, son prénom ne m'est pas inconnu, je crois bien qu'il s'agit de l'une de mes première lectrice, je lui fais un grand sourire et lui dis:
Kara: Je suis ravie de te rencontrer Kris, mais tu n'es pas obligée de me vouvoyer, je n'ai que 17 ans tu sais... Tu es là pour le concert de Tokio Hotel toi aussi?
Elle hoche vigoureusement de la tête et m'avoue: Oui je suis ici pour sa... mais surtout parce que j'espérais te rencontrer...
Je suis vraiment surprise et elle le remarque:
Vous ignorez donc que vous aviez un fan club?
Alors là... je suis a la limite de l'évanouissement...
Kara: Oui, je l'ignorais... sincèrement... j'en suis très heureuse.
Et je ne mens pas en disant cela... j'essuis une larme qui s'est mise a perlé a mon oeil, Kris aussi parait émue. Ses amies sont revenue mais elles ne disent rien... elles ont presque l'air intimidées... je me sens comme une star... Le temps passe a une vitesse monstre... nous avons passez un long moment a discutez. Je les ai invité a déjeuner en ma compagnie et elles n'ont pas pu résister... Mais au bout d'un moment, l'un d'elles s'écria qu'il était bientôt l'heure d'aller au concert. Nous nous sommes toutes levées et j'ai payé l'adition. Mais avant qu'elles ne partent définitivement, mon numéro de portable en main, j'ai attrapé Kris et lui ai chuchoté a l'oreille:
Kara: Hailey est aussi dans cet hôtel.
Elle m'a regardé, les larmes aux yeux et a bondit vers ses amies. J'ai éclaté de rire, satisfaite de ma journée. Je me dirige alors vers les ascenseurs lorsqu'une réceptionniste totalement essoufflée arrive vers moi en courant.
Elle: Mademoiselle Leukos... vous avez un appel a la réception.
Je l'ai suivis jusqu'au comptoir en bois de cerisier et elle ma tendu le téléphone:
Kara: Allo? Kara Leukos, je vous écoute.
Un homme ma répondu, sa voix grave m'a fait frémir, il avait une voix d'armoire a glace... oui vous savez ces espèces de gros bonhommes chargés de la sécurité des gens influents.
Lui: Donnez moi votre numéro de portable je vous pris.
Je suis restée interloquée pendant un moment avant de hurler: Non mais sa va pas?!! Espèce de sale pervers!
J'allais même raccrocher lorsqu'il a dit précipitamment: Non attendez! Ce n'est pas ce que vous croyez! C'est a propos du
concert de Tokio Hotel ce soir!
Je suis restée didubative pendant un moment mais j'ai fini par lui récité mon numéro de téléphone, et quelques minutes plus tard, alors que je me trouvais dans l'ascenseur, mon téléphone a sonné. J'ai décroché, tendue comme jamais.
Lui: Le groupe a appris votre présence a vous et Mademoiselle Otsuka et désirerait vous rencontrez après le concert.
Je suis resté la bouche ouverte... pendant un long moment et il a finit par s'inquiété... alors je sors de mes pensées et lui dit que nous sommes d'accord.
Lui: Après le concert, posté vous au devant de la scène, du côté de Georg, je viendrais vous cherchez.
Alors nous raccrochons et je cours en hurlant vers la chambre d'Hailey, j'entre sans frapper et lui raconte exactement tout ce qu'il vient de se passer... elle aussi n'en croit pas ses oreilles. Je regarde par la fenêtre de sa chambre...
Il a fait chaud aujourd'hui.
La pluie se met à tomber.
-Jo'-
Bon... puisque c'est comme sa: 50 coms sur cet article= suite
Re-Edit: si vous pourriez arrêtez de dire " tu" parce qu'on est 2, sa serai bien....et si on demande autant de coms, c'est parce qu'on est 2 justement et qu'il n'est pas facile pour nous de nous mettre d'accord sur la suite.... donc peut-être que vous pourriez nous donnez votre avis, c'est trop difficile a demandez?